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TOUT LE MONDE WOODY I LOVE YOU – Ne reculant devant aucun sacrifice, votre serviteur décide de s’attaquer à l’oeuvre de l’homme qui nous offre un film par an depuis … depuis quand déjà ? Voici pour vous, bandes de veinard, une anthologie de l’oeuvre de Woody Allen.

« J’étais au salon. J’ai entendu une noyade. J’ai fini mon thé et mes scones et je suis venu tout de suite »

Appelons ça une séance de rattrapage. J’aime tellement Woody Allen que j’ai du voir tous ses films (une exception : l’atypique Lily la Tigresse) jusqu’à Le sortilège du scorpion de jade sorti en 2001. Et ça en fait, des films (34) ! Mais j’avoue, le rythme stakhanoviste d’une sortie annuelle imposé par Monsieur Allen a eu raison de moi. Je n’ai pas pris le temps depuis de suivre l’oeuvre de ce grand monsieur.

Après m’être lamentablement ramassé au Quizz Woody Allen concocté par la Vodkasteam, j’ai décidé de rattraper le temps perdu, en commençant par un film considéré comme mineur : Scoop.

L’histoire : une jeune apprentie journaliste se lance sur les traces d’un tueur en série, après avoir été « contactée » par le spectre d’un grand journaliste mort 3 jours avant.

On reproche souvent à Woody Allen de faire du Woody Allen. Et c’est vrai qu’il y a dans Scoop tous les gimmicks alleniens : la mort (dans une scène où se mêlent les influences de Bergman et Fellini), la magie, des vies ordinaires emportées loin du confort quotidien par une rencontre. Mais tous ces gimmicks-là nous ramenent devant un écran pour apprécier encore et encore les histoires racontées par Allen.

Rien ne remplace le plaisir de voir ce jeune homme de 75 ans (il en avait 71 à l’époque mais ne chipotons pas), interpréter le grand Splendini, magicien de pacotille vendant du rêve à grand renfort de grimaces et de sourires figés (« toute votre vie est une déception : vous êtes un magicien »).

Scarlett Johansson passe avec une telle aisance d’un rôle de garce dans Match Point à celui de Sondra l’ingénue, comparse de Splendini.
Et la bande originale, me direz-vous ? Pas de jazz ici. Donc du classique : en entendant les notes de Tchaikovsky qui rythment l’apparition du classique générique d’ouverture (et sa célèbre police de caractères) on sait que ces notes vont habiller tout le film.


Noyade improvisée, extrait de Scoop

Une dernière recommandation avant de vous quitter : si vous avez aimé Scoop, vous aimerez également Meurtre Mystérieux à Manhattan ainsi que Le sortilège du Scorpion de Jade. Et si vous ne connaissez pas l’oeuvre de Woody Allen, lisez ceci.

Bienvenue dans l’univers du grand Splendini. Pardon … du grand Woody !

P.S : si vous avez lu cet article jusqu’au bout, vous aurez constaté que je n’ai pas été honnête envers vous. Comment ?Je n’ai vu aucun W. Allen sorti depuis 2001 et je peux comparer le jeu d’actrice de Scarlett Johansson dans Scoop par rapport à son jeu dans Match Point, pourtant sorti en 2005 ? Allons, allons … Ceux qui n’ont pas tiqué à ce détail seront sévèrement punis. J’hésite encore sur la punition : vous forcer à lire tous les articles de ce site un par un, ou vous obliger à faire la promo de cet article à grand coup de retweets et de liens sur vos propres blogs. Allez, je vous laisse le choix des armes … (vous pouvez aussi « liker », ou noter l’article à l’aide des petites étoiles qui figurent au début, ça fait toujours plaisir !)

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2 thoughts on “Scoop (2006)

  1. Match Point est un bijou. Ce film m’a réconcilié avec Woody Allen, parce que j’avais lâché un peu depuis un moment. Je crois que le dernier que j’avais vu en salle était Ombres et brouillard, son truc expressionniste en noir et blanc… chiant… Sachant que j’avais déjà décroché déjà au moment de sa crise Bergman à la fin des années 70 (Interieurs…). J’ai un rapport « je t’aime moi non plus » avec Woody Allen. Difficile. En final, ce que j’aime le plus ce sont ces premiers films « Prends l’oseille… » « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir … », son rôle et sa participation au scénario fumeux de « Casino Royale »… et « Match point ». Ce dernier pour l’intrigue, le coup de génie de la balle de tennis au début, et le… et je te dis rien…
    Ah si Zelig, pour la prouesse technique de l’époque…
    Rahh, fais chier Woody…
    ;-)

    • Tout a fait d’accord pour Match Point (relis mon P.S., c’est le seul que j’avais vu de la période 2001-2010) : un twist final d’anthologie !
      En fait, j’aime beaucoup les différents styles de Woody Allen, même s’il y a au moins 4 films que j’aime beaucoup moins : Interiors, September (Bergman à petite dose, ça va, mais là, c’était too much), Marie et Femmes et Une autre femme (la fin de sa période Mia Farrow ne respirait pas la joie de vivre). Et sa période « caméra à l’épaule » me donne le tourni.
      Je suis par contre addict d’un de ses films intellos : Stardust Memories. Le « Huit et demi » de W. Allen.
      Et globalement, oui, fais chier Woody :)

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