Le Petit Strapontin #1

Paperman
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Aujourd’hui, pas un, mais deux sujets pour cette première édition du Petit Strapontin, compilation de brèves à parution pas vraiment périodique. Deux coups de foudre qui me sont tombés dessus cette semaine et que je trouvais dommage de ne pas partager.

A la faveur d’un déplacement professionnel, je me suis trouvé à cours de podcasts, carburant indispensables de mes longues heures d’autoroute. En cherchant (un raccourci que jamais il ne trouva ? Non non …) de quoi assouvir ma podcastophilie, j’ai découvert un podcast cinéma au nom improbable, au concept étonnant : Cinemalt, du cinéma et du malt.

N’ayant pas bien compris le rapport entre le cinéma et une boisson chocolatée fortement appréciée des enfants au petit déjeuner (oui, je suis naïf pour ces choses-là !), je décide d’écouter l’épisode n°5 du podcast (avant dernier épisode que je vous recommande chaudement). Et là, l’évidence me saute aux oreilles : les 7 podcasteurs qui parlent au micro sont non seulement des encyclopédies vivantes en matière de cinéma mais ponctuent leurs interventions de dégustation de whisky. Ce qui au bout d’une heure d’émission donne une sorte de croisement entre SplitScreen (pour l’érudition des intervenants) et L’apéro du Captain Web (pour l’état dans lequel les susdits intervenants terminent l’épisode).

Les 7 membres permanents ne sont pas des débutants puisqu’il s’agit de Stéphane Evanno (journaliste spécialisé dans le cinéma), Eddy Labarre (scénariste et assistant-réalisateur), Sébastien Le Délézir (scénariste, entre autres pour Plus Belle la Vie – et ouais !), Henri Loevenbruck (écrivain et créateur de la revue Science-Fiction Magazine), Gilles Malençon (également scénariste, décidément !), Yves Ramonet (scénariste – tiens donc ?  – et romancier) et Laurent Vachaud (scénariste itou et critique de cinéma à la revue Positif). Diantre ! J’étais partie pour la faire courte mais devant l’enthousiasme que me procure l’écoute de cette bande d’alcooliques de la pellicule, je ne peux plus m’arrêter.

Si vous n’êtes pas friands d’émissions alcoolisées, ne soyez pas effrayés par ce préambule. Les 6 épisodes de ce podcast mensuel (le septième épisode est enregistré aujourd’hui même en direct de Gérardmer) sont une heureuse surprise. Vous découvrirez des rubriques superbement nommées (le chauve du mois, la cave à Vachaud, …) des animateurs en grande forme et un final apocalyptique à chaque épisode. Je vais de ce pas me faire tatouer sur la fesse gauche « Monsieur Ramonet, je vous aime ! »

Passons maintenant à mon second coup de cœur, que j’aurai loupé si Eleonore (dont on peut entendre la voix chez Satoorn et chez Will and Co) et Cliffhanger (boss du blog Les chroniques de Cliffhanger, que l’on peut apercevoir parfois dans les Sorties de Projo concoctées par l’équipe d’Après la Séance ou chez mes amis de PODSAC) n’avaient relayés l’information. Si vous suivez un peu plus que moi l’actualité cinématographique (shame on myself !) ou si vous êtes allé voir Les mondes de Ralph, vous avez surement entendu parler de ce petit bijou d’animation signé par les studios Disney, bien parti pour revenir de la cérémonie des Oscars 2013 avec la statuette du meilleur court métrage d’animation. Réalisé John Kars, animateur ayant participé à Ratatouille et Les indestructibles, Paperman nous raconte en 6mn le quotidien d’un employé de bureau tombé sous le charme de la jeune femme qui travaille dans l’immeuble voisin. Le trait évoque irrésistiblement Le Géant de Fer, œuvre majeure de Brad Bird (réalisateur de Ratatouille et Les indestructibles. Tiens, tiens ?) ou encore le segment new-yorkais de Fantasia 2000. Dois-je ajouter que ce court métrage est muet, en noir et blanc et que la technique utilisée est un mélange d’animation classique et numérique ?

Depuis quelque jour, ce chef d’œuvre (je pèse mes mots. On a rarement vu une telle fraicheur dans l’animation chez Disney) est disponible en intégralité (et légalement bien sûr !) sur Youtube. En guise de conclusion de ce premier numéro du Petit Strapontin, voici 6mn de « feel-good movie« .

Au plaisir de vous retrouver sur ce blog pour une nouvelle édition du Petit Strapontin.

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Joël

Biberonné aux prods Spielberg et John Hugues. Converti au WoodyAllenisme depuis Play It again, Sam. A usé bien des strapontins dans les années 80. A usé bien des VHS dans les années 90. A usé bien des zapettes dans les années 2000. Attaque l’usage intensif de Blu-Ray depuis peu.

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1 Response

  1. Eric dit :

    J’avais beaucoup aimé le court métrage avant les Mondes de Ralph aussi ! 🙂

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