Massacre à la tronçonneuse

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« Hippie chicks rule », à en croire le sticker qui orne l’arrière du van. Nous sommes en 1973. A bord, 5 jeunes gens . Ils ne vont pas tarder à croiser la route d’une cabane dans les bois … ah non, je confonds, pardon. A croiser la route d’une auto-stoppeuse en état de choc. Et comme vous l’avez deviné, cette rencontre va causer leur perte.

L’avantage de découvrir un remake sans connaître l’original est qu’on n’est pas tenté de décortiquer le scénario pour distinguer ce qui faisait partie de l’histoire et ce qui a été rajouté par le réalisateur. Massacre à la tronçonneuse (puisqu’il s’agit bien ici du remake réalisé en 2003 par Marcus Nispel) remplit à merveille le nouveau cahier des charges des remakes de films d’horreur à savoir du sang, des larmes, des moments (très !) pénibles et une grosse dose de sadisme. Ici, le contrat est rempli à 100%.

Au l’inverse d’un Freddy Krueger, Leatherface, notre amateur de tronçonneuse préféré, n’a pas le charisme qui ferait de lui le centre d’intérêt du film. Au niveau de l’intrigue, on se rapproche plutôt du groupe de dégénérés de La colline a des yeux. C’est sur ce terrain que ce remake est le plus brillant, à travers des personnages et des lieux tous plus glauques les uns que les autres. Quel plaisir (coupable) de voir R. Lee Ermey dans le rôle du shérif. Son nom ne vous dit probablement rien mais vous l’avez tous adoré en sergent instructeur de Full Metal Jacket (mais aussi en sergent-jouet des trois Toy Story !)

Le film est aussi l’occasion de découvrir Jessica Biel dans un de ses premiers rôles sur grand écran. Hélas, sa plastique est bien plus exploitée que ses talents d’actrice. Il faut dire qu’elle porte plutôt bien le débardeur. Dans le genre jeune premier qui ira loin, notons aussi la présence au casting de Mike Vogel, qui tient un des rôles phares de l’excellllente série Pan Am.

Sorti en 2004, ce remake a connu un prequel, sobrement appelé Massacre à la tronçonneuse le commencement, revenant sur les origines des problèmes de peau (et psychologiques aussi un peu) de notre ami Leatherface.

Comme pour les remakes de Evil Dead et La colline a des yeux, Massacre à la tronçonneuse est un film « poisseux ». On y transpire, on y saigne, et tout ça dans des lieux poussiéreux à souhait. Et quoi de mieux pour restituer le détail de chaque goutte de sang ou de sueur qu’une image haute définition ? Grace à Metropolitan Filmexport, nous pouvons maintenant (re)découvrir Massacre à la tronçonneuse depuis le 3 juillet 2013 en édition BR.

Non content de nous proposer une image parfaite, l’éditeur nous propose un wagon de suppléments : pas moins de 3 commentaires audio (bon courage aux aficionados du film de genre), un making-of « Les coulisses d’un massacre » ainsi qu’un reportage sur « Ed Gein, la ghoule de Plainfield » le véritable tueur et dépeceur de cadavres ayant inspiré Leatherface. Amusant d’ailleurs de découvrir que le bonhomme a inspiré les plus grands tueurs du cinéma, de Leatherface à Hannibal Lecter, en passant par Norman Bates. Le film Maniac est d’ailleurs une adaptation directe de l’histoire de Ed Gein. Un sympathique bonhomme, ma foi.

L’édition BR est également agrémentée de nombreuses scènes coupées, dont le prologue et la fin alternatives (heureusement non conservées au montage final). Bref, de quoi contenter la plupart des ciné-bisseux.

Et si vous voulez découvrir d’autres films d’horreurs, allez jeter un oeil par ici ou aux listes proposée par notre partenaire Cinetrafic.

 

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Joël

Biberonné aux prods Spielberg et John Hugues. Converti au WoodyAllenisme depuis Play It again, Sam. A usé bien des strapontins dans les années 80. A usé bien des VHS dans les années 90. A usé bien des zapettes dans les années 2000. Attaque l’usage intensif de Blu-Ray depuis peu.

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