Le podcast du mois #5 : Movies Unchained

MoviesUnchained
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Ils sont beaux, ils sont talentueux et ils nous parlent de cinéma en audio comme en vidéo.

On continue la série entamée en 2013 : après Satoorn, Podsac, 24FPS et Any Given Film, on passe à un nouveau podcast cinéma, en vidéo cette fois-ci, le tout jeune et déjà bien mature Movies Unchained.

On va commencer par présenter les tauliers : Quentin Durand, Quentin Delahaye (ah ben bravo, deux Quentin, ça va être coton pour vous reconnaître, tiens !) et Frédéric Teper (le vétéran de l’équipe). Allez hop, je laisse chacun se présenter.

Quentin Durand.  j’ai commencé mon blog (les chroniques du canapé intergalactique) il y a maintenant deux ans. J’ai toujours adoré le cinéma et j’avais un peu écrit dans un fanzine de ma fac de ciné, puis plus du tout pendant 5 ans. j’ai recommencé un peu pour m’amuser et finalement c’est devenu plus qu’une occupation. J’essaie d’être le plus naturel possible dans mes chroniques, c’est à dire faire des jeux de mots foireux, manifester mon amour pour le ciné des années 80 dans lequel j’ai grandi, et causer cinoche débarrassé du complexe de supériorité français qui date de la nouvelle vague (Godard, etc.) Je pense qu’on peut parler pertinemment de ciné sans se prendre au sérieux, et que c’est trop rare. C’est ce que j’essaie de faire.

Frédéric Teper. Bon déjà Joël le vétéran te dit bien des choses… Non mais quel accueil, et après les deux loustics vont ironiser sur mon âge canonique, ah je ne te remercie pas hein ! Bon sinon, fondu de ciné depuis toujours avec une forte prédilection pour les magistrales décennies 70 et 80 ! Je me suis toujours rêvé journaliste ciné et devant ma frustration à ne pas percer dans ce milieu qui me fascine, et combiné à ma passion de l’écriture, j’ai décidé il y a deux ans et demi de me lancer dans l’aventure du blog !

Quentin Delahaye. Bonjour Joël ! En ce qui me concerne, je suis fondu de ciné depuis tout petit. Abonné à toutes sortes de magazines spécialisés depuis presque 20 ans, je traînais sur d’obscurs forums étant plus jeune, puis ai converti cette activité sur les internets en initiatives lors de mes études : création d’un ciné-club dans mon école, stage dans une festival de cinéma pendant mon année de césure, mémoire sur le cinéma américain et la contre-culture, master 2 spécialisé en cinéma, puis presque trois ans à travailler dans des sociétés de production et en tant que lecteur indépendant pour des boites de prod et une agence d’acteurs. Pas complètement satisfait de cette orientation, et face aux difficultés de trouver un poste me convenant complètement dans un milieu très sauvage, j’ai monté en parallèle un petit blog, Cinémoustache, afin de pouvoir parler comme j’en avais envie des films que je voyais, sans autre ambition que de me faire plaisir. Deux festivals de Cannes plus tard (mon blog aura deux ans en avril) et après une réorientation pro dans la communication web, mon blog est toujours là, Movies Unchained est né avec les deux camarades rencontrés sur le tapis rouge, et je parle toujours de films comme j’en ai le temps et l’envie !

Quentin Durand. Et comme tu le vois il parle énormément, on le coupe à chaque émission !

Lorsque vous avez lancé Movies Unchained il y a quelques mois, j’étais a priori un peu réticent à l’arrivée d’un nouveau podcast ciné en vidéo. D’abord parce que c’est toujours un peu casse-gueule de parler cinéma devant une caméra sans que l’ensemble soit « statique », et ensuite parce que j’avais peur de la durée de chaque épisode. Et là, ô surprise, on se trouve face à une émission assez courte et entièrement concentrée sur les films à ne pas louper. Peut-on dire que vous êtes le « Reader’s Digest » du podcast cinéma ?

Quentin Durand. C’est pas un truc pour les grands-parents, ça, Reader’s Digest ? Fred et moi on est vieux mais quand même ! Plus sérieusement, le concept est venu très tôt, dés la conception du premier numéro. Comme tu le dis on est loin d’être les premiers et il fallait trouver ce qui nous démarquerait. Au final on s’est dit que faire une émission courte était essentiel, car l’internaute est un zappeur. Pour le choix des films, on était tous les trois d’accord : quand une émission ciné nous dit quoi ne pas voir et parle du truc pendant 10 minutes pour le démolir, c’est une perte de temps pour tout le monde. C’est pour ça que dans le prologue de présentation de la première émission d’octobre,  je dis “Le cinéma c’est cher et vous n’avez pas beaucoup le temps”. C’est la philosophie de l’émission. L’internaute comme nous à autre chose à foutre que de passer du temps sur des films minables ou décevants. C’est quand même plus convivial de se dire qu’on va mater une émission qui nous dit quoi voir plutôt que pourquoi tel film est naze.

Frédéric Teper. C’était effectivement important de proposer un format relativement court, vif et tonique autant que possible, et surtout de parler comme on pouvait le faire entre nous, avec on l’espère pertinence, mais aussi toujours dans la bonne humeur et l’échange de vannes !

Quentin Delahaye. Il y a effectivement eu un arbitrage à faire sur le format de l’émission, et, comme pour chacun de nos blogs, on n’aime en général pas trop passer tout un article à détruire un film. Parler d’oeuvres que l’on aime (en général), faire des recuts courts de nos interventions, et surtout donner envie aux internautes d’aller voir les films dont on parle, voilà trois des axes principaux de l’émission. Le quatrième étant de faire les marioles en nous faisant, encore une fois, plaisir. Chaque tournage a droit à son petit fou rire, et c’est l’esprit que l’on essaye d’insuffler à nos émissions : le ciné détendu du slip.

 On a l’impression que vous avez vraiment conçu l’émission en pensant aux poditeurs car vous proposez chaque épisode sous la forme de très courtes pastilles vidéo. Qui a eu l’idée du concept de « Recut » ?

Quentin Durand. Nous prenons toutes les décisions à la majorité, l’origine de l’idée je ne sais plus vraiment, il nous est apparu évident dés la première émission là encore que puisque nous parlions de plusieurs films autant trancher dans le vif de l’émission pour en proposer des portions à remettre en avant à chaque sortie correspondant. En tant qu’internaute c’est plus agréable.

Frédéric Teper. Pour être tout à fait franc, Quentin Durand est la véritable cheville ouvrière de l’émission, même si effectivement toutes les décisions sont prises à la majorité. Et pour l’idée du recut, si ma mémoire ancestrale ne me fait pas défaut, c’est sur une de ses suggestions. Il donne souvent l’idée de base et ensuite on travaille tous les trois autour en discutant et en s’écharpant tendrement!

Quentin Delahaye. Effectivement, il faut rendre à César ce qui appartient à César, Quentin est pour beaucoup dans ce qu’est aujourd’hui Movies Unchained, en particulier dans le travail de montage et d’illustration de chaque émission, ce qui nous permet de ne pas nous retrouver avec un simple échange potentiellement ennuyeux de fans de cinéma. On tente en plus toujours de ne pas s’embarquer dans des considérations philosopho-intello-cinéphile, notre anti-modèle par excellence. Il faut également noter que pour nous Movies Unchained reste un format en constante évolution : nous nous concertons à chaque fois pour discuter de la manière dont on pourrait faire évoluer l’émission. En janvier par exemple, nous avons eu un premier blogueur invité. D’autres initiatives sont possibles, nous ne sommes fermés à rien !

Je me doute de la réponse mais les deux Quentin(s) sont-ils aussi cinéphage que Fred (rappellons que Fred ne dort pas, ne mange pas, passe sa vie dans les salles de cinéma, les festivals ou devant son clavier pour écrire 10 articles par jour sur son blog) ?

Quentin Durand. On a chacun notre organisation propre en fonction de nos vies privées. Je vais beaucoup moins en projections presses que la plupart des blogueurs, mais je me débrouille pour voir 3 ou 4 films par semaines, sans compter tout ceux que j’ai déjà vu au cours de ma longue existence de vieillard. Ça doit faire 20 ans que je bouffe du film donc ça commence à en faire un paquet. Mais je me fais Cannes depuis deux ans, ça me rattrape du reste de l’année.

Frédéric Teper. Je n’ai pas la sensation d’être fidèle à cette réputation et pour être parfaitement honnête je n’étais pas habitué à voir autant de films avant de bloguer. C’est vrai que j’en vois un paquet désormais, mais pas plus que la majorité des blogueurs ciné !

Quentin Delahaye. Des trois, je suis celui qui passe le moins de temps en salle, en moyenne une ou deux fois par semaine, avec des creux et des pics selon les sorties, même si je me rattrape pas mal à la maison. Effectivement il faut être en mesure de jongler entre son activité professionnelle, sa vie privée, et sa passion. Mine de rien, écrire sur un film réclame plusieurs heures de travail, du visionnage au travail d’écriture et de publication ! Sans la passion, il serait impossible de devenir blogueur cinéma !

Comment vous êtes vous rencontrés (si l’info n’est pas trop indiscrète et ne met pas en péril vos vies familiales respectives) ? Et comment vous est venue l’envie de lancer le podcast ?

Quentin Durand. J’ai rencontré Fred …merde je ne sais même plus… Ah si on a dû commencé à se parler sur Twitter. C’est un type adorable et il venait me lire souvent, en me disant qu’il aimait bien ce que j’écrivais, mon humour de merde, et mes analyses. On s’est croisé en projections plusieurs fois, puis on est devenu potes. Il m’a demandé en mariage quand je l’ai aidé à obtenir son accréditation pour Cannes en mai dernier. Quentin lui je l’ai rencontré dans une file d’attente pour un film à Cannes en 2012. Il faut savoir que ce mec parle à tout le monde dans les file d’attente. Tu le rejoins il parle à quelqu’un. Tu lui demande “c’était qui?” il va te répondre “j’sais pas”. On a gardé le contact toute l’année, et puis finalement re à Cannes en 2013 on a passé une bonne partie du festival ensemble. L’envie est venu quand on traînait tous les 3 sur la croisette . Le courant passait tellement, et on avait tellement la même vision de la manière de chroniquer (dans le fun et la détente) qu’on s’est dit “mais faut trop qu’on fasse un truc à trois”. L’envie est juste venue de voir une émission qui ressemblerait à  nos fou rires autour de verres quand on débriefait des films. Aussi simple que ça. Quentin à mis la main dans son slip quand il a entendu “truc à 3”, il avait mal compris. On a mis ça au point pendant 3 mois et en octobre on était prêts.

Frédéric Teper. Je suis un peu déçu qu’il ait oublié notre véritable première rencontre mais je suis plus sentimental. Mais sinon il a effectivement dit l’essentiel dans sa réponse. Dans la blogosphère ciné, tu as l’opportunité de rencontrer beaucoup beaucoup de gens. Certains deviennent des connaissances, d’autres de très bons copains et plus rarement tu te fais des amis. Et de vrais amis, je ne m’en suis pas fait des tonnes, mais ces deux là en font incontestablement partie!

Quentin Delahaye. J’ai en fait tout simplement répondu à une annonce publié sur Copains d’Avant : deux blogueurs ciné souhaitaient créer une emission web, mais avaient peur que personne ne la regarde, en raison de leur âge et de leur culture quelque peu dépassée. Il leur fallait un jeune sympa qui passe bien à l’image, traînait sur les internets et qui n’avait pas peur de se vêtir de chemises à carreaux, pour le public hipster. Je ne suis pas sur qu’ils aient fait le bon choix en me recrutant, mais tant pis pour eux ! Depuis je fais semblant de savoir plein de choses sur le cinéma, et tout le monde n’y voit que du feu ! Je songe d’ailleurs à devenir blogueur sur un autre thème, la mécanique quantique, ça n’a pas l’air bien compliquée, et ceux qui trainent dans ce milieu sont encore plus vieux que dans le cinéma, je ne pensais pas que c’était possible ! En exclu, voici d’ailleurs le titre de mon prochain blog : Mathmoustache© !

Justement, puisqu’on parle de titre de blog, “Cinémoustache”, “les chroniques de Cliffhanger” et “les chroniques du canapé intergalactique” sont des titres qui peuvent laisser perplexe alors que vous auriez très bien pu choisir un titre plus simple (oui, comme “MoovyMemory[Z]”, par exemple). D’où viennent respectivement ces trois noms, uniques dans la blogosphère ciné ?

Frédéric Teper. De mon côté, quand j’ai décidé de me lancer dans l’aventure du blog, mon idée première était un blog sur les séries tv. Du coup, en faisant un brainstorming avec moi-même pour trouver un nom, j’ai cherché un terme lié aux séries. Après environ trois minutes de réflexion, j’ai pensé au cliffhanger et je me suis dit que ça sonnait pas mal, j’ai rajouté les chroniques devant et j’avais mon nom de blog… Quelques semaines plus tard j’ai finalement été amené à parler plus de cinéma que de séries, mais j’ai gardé le nom, qui n’est donc pas des plus pertinents mais je ne me vois pas en changer dans l’immédiat!

Quentin Durand. Je ne sais pas si le monde est prêt à entendre pareille révélation ! Mais je me lance ! On a créé le blog à 2, avec mon plus vieil ami d’enfance. On voulait parler de la culture en général (ciné, livres, musiques). Il nous fallait un nom assez général pour tout ça mais surtout un nom qui se démarque de “ciné bidule” et “critique bidule”et vu notre goût pour la SF et le fantastique on voulait un nom qui sonne “spatial”.  On a eu l’idée des “chroniques intergalactiques” , qui rappelait les chroniques martiennes de Ray Bradbury. On a inclus le “canapé “ pour évoquer notre côté décontracté. Le délire a vite escaladé vers un canapé de l’espace qui parcours les galaxies de la culture. Avec le temps, mon binôme n’a plus eu le temps d’écrire, je me suis spécialisé dans le ciné et voilà toute l’histoire. Le nom est resté surtout que c’est sans doute inconscient mais il reprend 3 titres de mes films préférés “Les chroniques de Riddick”, “Diamant sur canapé” et “le guide du voyageur galactique”. Coïncidence ? I THINK NOT !

Quentin Delahaye. L’origine du nom est un peu la même que celle de Quentin (ne sommes-nous qu’une seule et même personne ? Nous avons décidé de ne plus faire de commentaire sur cette rumeur). A la base nous étions deux sur le blog, et devions simplement donner nos avis sur la culture en général ? Je me suis rapidement retrouvé seul, mon binôme n’ayant plus le temps d’écrire, et je me suis concentré sur le cinéma. Nous voulions pourtant à la base axer nos articles principalement sur le 7e Art, c’est le pourquoi du “Ciné”. Et moustache parce que ça s’exporte bien, l’idée étant tout de même de transformer le blog en multinationale tentaculaire. Les marques “MusicMoustache”, “ChaussuresMoustache” et “MoustacheMoustache” sont déjà déposées.

Si vous avez lu les précédentes interviews de vos confrères (si vous ne l’avez pas fait, soyez tous mauuuudits !), vous savez que chaque podcasteur interviewé doit obligatoirement répondre à un certain nombre de questions, en commençant par celle qui met tout le monde mal à l’aise (parce qu’il va falloir dire du bien de vos petits camarades) : si vous devez conseiller un seul podcast à écouter, à voir (ou à manger s’il est consommable), lequel serait-il donc ?

Quentin Durand. Je vais être le mauvais élève, mais comme dit plus haut j’ai très peu de temps , alors avec un taf, un blog écrit et un blog vidéo, et des microbes à la maisons, je ne regarde, ni n’écoute les autres. C’est mal je sais. Il faut que j’écoute Fred qui chronique aussi chez Satoorn.

Frédéric Teper. J’ai lu toutes tes interviews Joël, tu pourras m’envoyer un chèque rapidement merci ! Je pourrais bien sûr conseiller Satoorn dans lequel j’officie depuis quelques mois avec un plaisir qui va crescendo, mais ce serait trop évident ! Mais sinon sans une hésitation, mes amis de Podsac, avec qui j’ai été initié au plaisir du podcast et avec qui je partage le même amour du cinoche! Leur nouveau site déchire, il faut les écouter et les lire sans modération ! J’attends également leur chèque impatiemment !

Quentin Delahaye. Je suis pire encore que Quentin, et n’ai pas d’habitudes particulières dans les podcasts, je traîne de l’un à l’autre au gré de mes pérégrinations web. J’ai écouté Fred dans Satoorn, il y est comme toujours passionnant (tu me refileras tes chèques Fred), mais je serais bien présomptueux de donner des conseils au lecteur ! Peut-être conseillerais-je de diversifier ses écoutes, à la radio et sur internet, afin de confronter les points de vue : au final, c’est aussi ce que l’on peut faire en tant que blogueur, en confrontant nos avis au sortir des séances.

Le 14 mai prochain s’ouvrira le Festival de Cannes. Aura-t-on le plaisir de vous voir tous les trois déambuler sur La Croisette, faire face à la foule en délire et aux paparazzis, et peut-être monter les marches du Palais des Festivals au bras de Nicole Kidman (ou de Tim Roth si vous préférez) ?

Frédéric Teper. J’ai adoré l’expérience du Festival de Cannes l’an dernier, ça m’a permis d’assouvir un rêve de gosse et j’espère un jour avoir l’opportunité de le refaire. Mais, hormis si un mécène décide de nous sponsoriser pour faire Movies Unchained en direct de Cannes, cette année ce ne sera malheureusement pas possible. Je me rabattrais sur Cannes à Paris et peut-être Deauville cet été et les festivals parisiens.

Quentin Durand. J’ai fait Cannes 2 fois, et c’est une expérience passionnante que je conseille à tout cinéphile. Mais c’est un sacré budget (train/logement/nourriture), et si tu n’est pas sponsorisé c’est compliqué. Quand tu as une famille c’est encore plus dur. Et vu que nous ne sommes que de modestes blogueurs , les accréditations qu’on nous attribue ne nous garantissent pas d’assister forcément à tout les films (si t’es pas “presse” tu dois faire minimum 1 h ou 2  de queue). Cannes c’est le vietnam du cinéphile mec ! Cette année je me fait Cannes à Paris et peut être un week end à Deauville. Mais si un gentil sponso veut envoyer Movies Unchained à Cannes, on est grave open !!

Quentin Delahaye. Le Festival de ?…. Plus sérieusement, après deux séjours à Cannes, je ne pourrais probablement plus y retourner, pour des raisons d’emploi du temps. Au final, Movies Unchained n’existerait pas sans Cannes, donc le principal est derrière nous, non ?

Pour finir, je vais demander à chacun d’entre vous de citer un film méconnu ou sous-estimé (ou les deux !) que vous aimeriez faire découvrir aux lecteurs de MoovyMemory[Z].

Quentin Durand. Il y a tellement de pépites méconnues… C’est dur d’en choisir un seul j’aurais l’impression de trahir les autres. Mais celui que je cite souvent c’est “Robots” de Chris Wedge. Le scénario est hyper malin, l’humour complètement barge mais n’oublie pas les enfants, il y a un discours très intelligent sur nos sociétés modernes qui jettent plutôt que de réparer, et un univers d’une richesse incroyable. C’est vraiment triste qu’il n’ai pas eu plus de succès, avec un tel univers il y avait de quoi faire une série de films dingues. J’veux dire y’a quand même un robot à l’accent écossais et en kilt qui fait une battle dance sur du Britney Spears… Si avec ça vous êtes pas convaincus !! Mais je glisse « Ghosts of Mars » aussi parce que c’est un énorme kiff de Carpenter méprisé car incompris.

Frédéric Teper. Pas évident du tout! Moi je suis très grand public, j’ai des goûts extrêmement populaires que je revendique, même si depuis que je vois beaucoup de films mon esprit critique s’est acéré! Je voue un amour immodéré à un film pas vraiment méconnu mais qui résume bien le cinéma que j’aime, c’est « The Big Chill » de Lawrence Kasdan. Pour qui ne le connait pas c’est un film sur une bande de potes qui se retrouve un week end après l’enterrement de l’un des leurs, l’occasion pour eux de se balancer des vérités pas très reluisantes à la figure! Il y en a tellement d’autres que j’adore et dont j’ai envie de parler que ce sera prochainement le cas dans une nouvelle rubrique de mon blog (oui je suis vil et je me fais de la pub en douce) 🙂

Quentin Delahaye. « Demolition Man ». Tout est dans le titre. C’est toujours compliqué de parler de films cultes personnels, ma liste évolue régulièrement. J’ai par exemple découvert pas mal de pépites du cinéma Américain des années 70 en travaillant sur mon mémoire, mais sans connaître tout le contexte historique, social et artistique de l’époque, on ne peut pas vraiment apprécier certains de ces chefs-d’oeuvres. Mais dernièrement, j’ai vu un excellent film scandinave qui n’est même pas sorti en France, alors qu’il a été primé à l’Etrange Festival il y a deux ans : « Headhunters. » Ce serait mon conseil.

Merci à vous trois pour ce passionnant entretien. Je rappelle que le dernier épisode de Movies Unchained est disponible par ici.

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Joël

Biberonné aux prods Spielberg et John Hugues. Converti au WoodyAllenisme depuis Play It again, Sam. A usé bien des strapontins dans les années 80. A usé bien des VHS dans les années 90. A usé bien des zapettes dans les années 2000. Attaque l’usage intensif de Blu-Ray depuis peu.

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2 Responses

  1. 10 mai 2014

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  2. 9 novembre 2014

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